Sondage sur le Bouclier qualité-prix : un intérêt et une notoriété à conforter

 Pour la première fois depuis son lancement à La Réunion et dans les DOM en 2013, un sondage sur le Bouclier qualité-prix a été effectué. 

Présenté à l’occasion de la dernière réunion de la commission BQP du 27 novembre 2015, ce sondage a été piloté par l’OPMR de La Réunion et réalisé par l’UDAF entre juillet et août 2015 auprès d’un échantillon de 569 Réunionnais faisant eux-mêmes leur course sélectionnés au hasard et interrogés par téléphone. Il porte à la fois sur les pratiques de consommation et le BQP à La Réunion.

Les prix pratiqués dans les grandes surfaces jugés trop élevés

Dans la première partie consacrée aux pratiques de consommation alimentaire, on y apprend sans surprise que les Réunionnais font le plus souvent leur course pour l’alimentation en premier lieu dans les grandes surfaces et, en second lieu dans les marchés forains. De même a-t-on confirmation que le prix est pour près des 2/3 des sondés le premier critère dans l’achat des produits devant le goût, la qualité nutritionnelle et la marque. Enfin, la très grande majorité d’entre eux (+ de 80 %) considèrent que les prix pratiqués dans les grandes surfaces sont trop chers.

La notoriété du BQP doit être confortée

En ce qui concerne le BQP, il ressort en premier lieu que les 2/3 des Réunionnais en ont entendu parler. Parmi ces personnes, le bqp est avant tout associé à une liste de produits alimentaires. Plus précisément, 90 % savent que le BQP comprend des produits alimentaires, 65 % qu’il comprend des produits d’entretien ménager et 60 % des produits d’hygiène corporelle. Parmi les 70 % de sondés qui sont capables de citer des produits du BQP, ce sont logiquement les produits alimentaires de première nécessité qui sont les plus cités.

La visibilité des produits du BQP doit être renforcée

Si près des 2/3 des Réunionnais (59 %) en ayant entendu parler déclarent acheter « de temps en temps » des produits du BQP, le quart d’entre eux « ne savent pas » s’ils en achètent. Il ressort donc de ce constat que la visibilité des produits du BQP doit sans doute être renforcée pour leur permettre d’être mieux identifiés par les consommateurs.

Le BQP doit être maintenu mais son efficacité améliorée

D’une manière générale, la perception sur l’efficacité du BQP par rapport aux objectifs qui peuvent lui être associés est assez négative. En effet, les 2/3 des sondés considèrent que le BQP ne fait pas baisser les prix et ne permet pas de mettre en avant des produits qui ont du goût,et les ¾ qu’il ne permet pas de promouvoir les produits locaux. Malgré cela, seuls 6 % d’entre eux considèrent que le BQP doit être supprimé alors qu’une très grande majorité (70 %) pense qu’il convient non seulement de maintenir ce dispositif mais aussi de l’améliorer.

 

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