Publication de l’étude en partenariat avec l’Insee sur les dépenses pré-engagées

La présentation des principaux résultats de l’étude réalisée par l’Insee en partenariat avec l’OPMR sur les dépenses pré-engagées a été effectuée lors d’une conférence de presse organisée dans les locaux de l’Institut lundi 21 septembre 2020, en présence de M. Sébastien FERNANDES, président de l’OPMR.

Il ressort de cette étude que, en 2017, à La Réunion, 29 % des dépenses de consommation des ménages sont dites pré-engagées. Il s’agit de dépenses engagées par un contrat ou un abonnement (loyer, électricité, eau, assurances et services financiers, télécommunications, cantine). Le poids de ces dépenses dans le budget se situe au même niveau qu’en 2006, alors que le pouvoir d’achat des ménages a augmenté. Si les aides au logement ont permis de faire baisser le coût des loyers, les charges de logement (électricité, eau) et les montants dépensés en assurances et en services de télécommunications ont augmenté depuis 2006.

Les ménages pauvres sont les plus concernés : 37 % de leur consommation est pré-engagée, soit 2 points de plus qu’en 2006. Près de la moitié d’entre eux estiment d’ailleurs avoir des difficultés à boucler les fins de mois, un ressenti qui s’est aggravé depuis 2011. En outre, beaucoup estiment qu’ils y arrivent tout juste. Les dépenses pré-engagées pèsent aussi beaucoup pour les ménages dits médians, situés au milieu de l’échelle des niveaux de vie à La Réunion : 34 % de leurs dépenses de consommation. Leurs dépenses d’assurances sont deux fois plus élevées que celles des ménages pauvres.

Une fois payées les dépenses pré-engagées et les dépenses alimentaires, les ménages doivent arbitrer entre leurs autres dépenses de consommation : transports, habillement, équipement de la maison, services à la personne, loisirs et culture. Cette consommation arbitrable induit des inégalités entre ménages plus fortes que les inégalités de niveaux de vie et qui se creusent depuis 2011. Ainsi, elle est nettement plus faible pour les ménages pauvres (9 euros par jour par unité de consommation) que pour les ménages médians (14 euros) et ceux aux revenus supérieurs (37 euros).

Pour plus de détail sur les résultats de cette étude, voir les liens vers les différents documents suivants :

– publication de l’étude : https://www.insee.fr/fr/statistiques/4764098

– communiqué de presse, intégrant l’infographie : https://www.insee.fr/fr/information/4765156

– vidéo de présentation de l’étude : https://www.youtube.com/watch?v=1qcCDNUkz1Y&list=PLLfRO44HULrkFpojiqRos5Kkq2PycRq19

 

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